ADOPTION SOCIALISATION

Adoptez un NAC !

Eux aussi sont abandonnés…

Bien qu’il soit impossible d’avoir des chiffres officiels concernant l’abandon des NAC en France, les SPA et les refuges spécialisés (voir adresses) ne s’y trompent pas : les abandons de rongeurs, lapins et furets montent en flèche. C’est malheureusement un indice de leur succès grandissant…
Pourquoi abandonne-t-on un NAC ? Il y a autant de raisons  que de propriétaires de NAC. Ce qu’on appelle désormais les ”portées Kinder surprise” (portées de femelles achetées en animalerie alors qu’elles étaient enceintes, ce que le vendeur n’avait pas signalé) génèrent énormément d’abandons. On voit aussi trop souvent le cas de jeunes maîtres irresponsables qui laissent ensemble des mâles et des femelles sans penser aux conséquences. Quelques semaines plus tard, leur progéniture est retrouvée abandonnée dans un carton ou simplement jetée dans une poubelle…

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Il y a aussi les petits élevages amateurs qui se retrouvent débordés. Ou encore d’autres élevages qui se séparent des individus qui ne ”servent plus” pour la reproduction et cherchent à les placer (”rehoming”). Sans oublier les ”invendables” d’animaleries (animaux trop vieux, malades…) qui, s’ils ne sont pas récupérés finissent en tant que nourriture pour les reptiles ou congelés… Il arrive également que des animaux soient laissés pour compte car leur maître souffre d’allergie, est décédé ou déménage à l’étranger.

Quand ils ont de la chance, au lieu de finir leurs jours dans une poubelle ou un parking, les rongeurs, lapins ou furets abandonnés sont amenés dans un refuge. ”Les allergies, les déménagements et l’arrivée d’un bébé sont les excuses qui reviennent le plus souvent”, commente Audrey Mas, directrice de ”Au Bazar des Nac”, une association très dynamique basé à Toulouse. ”Mais nous avons conscience que ce n’est pas toujours vrai… Parfois, certaines personnes n’hésitent pas à nous dire qu’ils ne veulent plus de leur animal, que leur enfant ne veut plus s’en occuper, et quand l’animal est malade, que cela revient moins cher d’en acheter un autre que d’assurer les frais vétérinaires…”

Les victimes les plus touchées

Selon les responsables des refuges spécialisés en NAC, ce sont les lapins et les furets qui sont les plus touchés par l’abandon. ”Les lapins sont victimes de leur succès”, commente Audrey Mas. ”Ils sont mignons, on les prend pour des peluches, ils ne coûtent pas cher, et puis quand les gens se rendent compte du temps et des soins qu’ils nécessitent, ils s’en lassent malheureusement très vite !” Et comme le souligne Cécile David, présidente du refuge F.R.E.E., les lapins ont un caractère bien trempé : ”ils peuvent donner des coups de patte, mordre, grogner… Ils sont achetés pour faire plaisir aux enfants mais ne se comportent pas comme les gens l’avaient imaginé !”

En ce qui concerne les furets, Cécile David explique : ”le furet est très à la mode en ce moment, et les personnes sont souvent mal informées sur les particularités de cet animal. Son éducation peut être difficile. Il faut lui apprendre à ne pas mordre, à être manipulé, à se contrôler dans ses jeux. C’est aussi un animal très présent et remuant qui nécessite de longues sorties bien surveillées dans un espace bien sécurisé car il peut faire énormément de bêtises”.
Par ailleurs, les frais médicaux pour ce mustélidé peuvent s’avérer insurmontables pour certains foyers. ”Je me souviens de Léon”, raconte Audrey Mas, ”un furet tombé du 6è étage, abandonné par ses maîtres qui ne supportaient plus de le voir incontinent et paralysé de l’arrière-train, que nous avons fait opérer mais qui n’a pas survécu à ses graves problèmes rénaux. Ou encore Mika, furette souffrant d’insulinome et d’aplasie médullaire (hyperoestrogénisme), de Fredo, atteint de tumeurs et abandonné dans une poubelle, ou encore une autre femelle retrouvée sur une aire d’autoroute dans un carton avec tous ses petits…”

Après les lapins et les furets, ce sont les rats, les gerbilles et les octodons issus de portées non désirées que l’on retrouve beaucoup dans les refuges. En revanche, les cochons d’Inde, les chinchillas, les écureils de Corée et les chiens de prairie seraient les petits mammifères que l’on abandonne le moins.

Adopter un NAC, c’est lui lui donner une seconde chance

Les NAC placés en refuge ou associations y séjournent entre 1 mois et 1 an, parfois plus. Certains animaux, comme les furets et les cochons d’Inde, sont adoptés assez rapidement. ”Malheureusement, les lapins, les octodons et les gerbilles restent assez longtemps dans nos familles d’accueil”, avoue Audrey Mas. ”Nous avons actuellement à l’adoption des lapines arrivées en Avril 2006 !”
Cécile David regrette que les petits rongeurs avec une faible espérance de vie, comme les rats, les souris ou les hamsters, soient rarement adoptés. ”Les gens préfèrent acheter un animal jeune près de chez eux plutôt que d’aller loin de chez eux pour adopter un animal qui ne vivra que quelques mois”.

Pourquoi adopter un NAC dans un refuge ou une association plutôt que d’aller l’acheter chez un éleveur ou une animalerie ? Adopter, c’est offrir une seconde chance à un petit animal qui n’en a jamais eu jusque là ! ”Et en adoptant dans un refuge sérieux, on est sûr d’acquérir un animal en bonne santé”, explique Audrey Mas, ”un animal qui a été suivi par un vétérinaire, et on peut recevoir des conseils de personnes réellement passionnées (ce que l’on a pas forcément en animalerie). Et surtout, on n’adopte pas d’animaux gestants sans le savoir !” Quand les animaux sont placés en famille d’accueil en attendant d’être adoptés, cela leur laisse également le temps d’être resocialisés dans un contexte familial. Les animaux malades sont également  traités et remis sur pattes. ”Et dans un refuge, on connaît bien le caractère de nos animaux”, explique Cécile David, ”et on sait comment leur trouver une famille adaptée.”

Pensez à eux !

N’oubliez pas que beaucoup d’animaux âgés, malades, handicapés, difficiles à socialiser ou avec une faible espérance de vie (hamsters, rats, souris) attendent également de trouver une place dans un nouveau foyer. Adoptez-les pour qu’ils finissent leurs jours aimés et choyés, ne les laissez-pas seuls le reste de leur vie !

Les refuges ont besoin de vous

Vous ne pouvez pas adopter d’animal ? Vous pouvez toutefois apporter votre aide en tant que :
> Adhérents, pour pouvoir faire vivre les associations
> Familles d’accueil, pour prendre soin des animaux en attente d’adoption
> Parrains, pour apporter une aide financière ou matérielle aux animaux (nourriture, frais vétérinaires, frais administratifs…)
> Vétérinaires pour éventuellement prendre en charge certains frais médicaux

Où adopter un NAC ?

Au Bazar des NAC
2, chemin du Garric
31200 Toulouse
http://aubazardesnac.free.fr
L’association Au Bazar des Nac” a été créée début 2005 pour venir en aide aux rongeurs, lapins et furets abandonnés. C’est le premier refuge du genre dans le sud de la France. Le refuge n’a pas de locaux proprements dits car il fonctionne sur le principe des familles d’accueil et vit grâce aux adhésions, au service de garde proposé et à la vente de produits confectionnés pour les NAC (coussins, couffins, hamacs, tunnels…). Environ 200 ans animaux par an sont pris en charge et près de 90% trouvent un nouveau foyer. En plus de prendre soin des animaux en attente d’adoption, l’association

Forum Passion Cobaye 
Le plus grand forum de cochons d’Inde, avec une rubrique spéciale où se retrouvent toutes les annonces de nombreux refuges et associations (cochons d’Inde uniquement).
Rubrique Adoption de Passion Cobaye

N’oubliez pas
La Fondation 30 Millions d’Amis
>http://www.30millionsdamis.fr/
Et votre SPA locale > http://www.spa.asso.fr/
Et les nombreuses associations régionales de défense des animaux.

Par Marie-Sophie Germain,
pour le Magazine Millions d’Amis

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