SOCIALISATION VOUS ET EUX

Les NAC à l’école

La maintenance de petits animaux en classe est une idée qui séduit petits et grands. Voici quelques conseils pour que la vie des NAC en classe se passe le mieux possible.

Quels NAC en classe ?

Les lapins et rongeurs

On peut maintenir des lapins et rongeurs en classe, mais sous certaines conditions. Il faut savoir que ce sont des animaux très sensibles au stress : le bruit et les manipulations brutales et incessantes peuvent les rendre malades et réduire leur espérance de vie. Par ailleurs, les animaux les plus gros comme les lapins et les cochons d’Inde, par exemple, s’attachent volontiers à une seule personne. Aussi, il est préférable que ce soit une seule personne qui s’en occupe et les prenne en charge le soir, le week-end et pendant les vacances. Ces animaux sensibles n’aiment pas passer de mains en mains et ont besoin d’un environnement stable pour se sentir en sécurité et s’épanouir physiquement et mentalement. Ils ont aussi besoin d’une grande cage d’un mètre de long minimum (pour un seul individu), donc il faut être sûr d’avoir la place et le budget nécessaires ! Dans une salle de classe, il faut éviter les hamsters et les chinchillas, qui sont des rongeurs nocturnes qui doivent dormir pendant la journée ! On peut donc dire que les petits mammifères ne sont pas adaptés aux classes maternelles, mais plutôt à celles où les enfants ont plus de 10 ans.

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Les oiseaux

Les perruches sont assez bruyantes, ce qui peut déconcentrer les enfants comme les enseignants ! Même s’ils chantent beaucoup, les canaris et les diamants mandarins sont plus adaptés. Mais plutôt que de maintenir des espèces exotiques en cage, il est préférable et plus pédagogique d’observer les oiseaux de la nature en mettant en place un “jardin d’oiseaux” ou en installant des nichoirs dans un endroit calme de la cour de récréation !

Les poissons

Les poissons sont probablement les NAC les plus adaptés à la vie dans une salle de classe. Un aquarium permet une observation poussée de la vie et présente un réel intérêt pédagogique. L’enseignant peut ainsi expliquer certaines notions de biologie et de chimie de l’eau, inculquer la notion d’écosystème et d’environnement. Une petite population de poissons colorés est une source inépuisable d’enrichissements ! Et les enfants peuvent travailler en équipe pour le nettoyage de l’aquarium, comprendre que s’ils ne s’occupent pas correctement de ce petit milieu fermé, ce n’est pas une mauvaise note qui est en jeu mais la vie d’animaux. Un aquarium (ainsi que des poissons, accessoires, plantes, substrat, etc…) est assez coûteux à l’achat, mais se révèle très économique à long terme, si on compare avec la maintenance de rongeurs et lapins.

Les insectes

Les insectes tels que les phasmes ou les fourmis sont également très prisés dans les salles de classe. On peut se les procurer aisément et leur élevage n’est pas difficile, même pour des jeunes enfants.
Les enfants peuvent comprendre les notions de camouflage ou d’organisation sociale, par exemple.

Les règles d’or pour que tout se passe bien

      • Choisir l’espèce la plus adaptée à l’âge des enfants, à l’espace disponible dans la classe et au budget établi
      • Accueillir l’animal dans le cadre d’un projet pédagogique clairement défini
      • S’assurer que l’inspection académique régionale est d’accord
      • S’assurer auprès des parents d’élèves qu’aucun enfant n’est allergique avant d’introduire tout animal en classe
      • Faire faire un check-up de l’animal par un vétérinaire avant son arrivée en classe
      • Se renseigner très précisément sur l’espèce maintenue afin de lui offrir les conditions de vie adéquate
      • Respecter le mode de vie sociale de l’animal (grégaire, solitaire, etc…)
      • Placer la cage, le terrarium ou l’aquarium dans un endroit calme, à l’abri de la chaleur et des courants d’air
      • Désigner un adulte qui sera responsable de l’animal et s’en occupera le soir, le week-end et pendant les vacances
      • Limiter les manipulations par les enfants
      • Ne jamais faire de changement brutal d’alimentation
      • Tenir un journal de bord et un carnet de santé, qui en plus d’avoir un intérêt éducatif permettent de suivre le développement de l’animal
      • Amener l’animal au moins une fois tous les 6 mois chez le vétérinaire pour une visite de contrôle

Par Marie-Sophie Germain,
pour le Magazine 30 Millions d’Amis

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